"Churchs-interiors, architectural paintings 1580-1720" — "Kerken interieurs, architecturale schilderijen 1580-1720"

"Kirchen interiors, architektonische Malerei 1580-1720" — "Interiores de iglesias, pinturas arquitectónicas 1580-1720 

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Langue : français

560 pages, 2300 illustrations couleurs et N/B

Coffret, jaquette, couverture cartonnée

CD/ROM

ISBN 97890-5325-337-3

Prix : €180,00

Site de l'éditeur : PANDORA

 

LES RICHESSES CACHEES DES MUSEES EUROPEENS 

 

Aprés le coup de foudre ressenti au milieu des années 70 pour la peinture architecturale, j'ai consacré une grande partie de mon temps libre, week-end et petites vacances à assouvir ma curiosité.

C'est ainsi, et mon épouse a bien voulu accepter de me suivre, que j'ai visité les musées de nombreux pays européens.

A Paris, où je suis né et où j'ai toujours vécu, j'ai souhaité pendant plus de 35 ans rencontrer un conservateur du Musée du Louvre afin de lui faire part de mon projet et de mon souhait d'approfondir mes connaissances. Malheureusement, malgré les quelques recommandations dont j'ai pu bénéficier, les démarches que j'ai entreprises n'ont pu aboutir.

En effet, bien qu'expert, commissaire et expert judiciaire dans une carrière commencée en 1949 et poursuivie jusqu'en mars 2007, mes études étaient spécialisées en finances et non en histoire de l'art. Donc toutes les portes parisiennes m'étaient fermées dans ce domaine.

Avec ma carte d'ami du Louvre, je pouvais profiter des oeuvres flamandes et hollandaises exposées, et pour profiter des éventelles expositions, j'achetais un ticket d'entrée !

Aussi, lors de mes voyages, quelle ne fut pas ma surprise et mon réel bonheur de constater l'accueil dont j'ai pu bénéficier auprés des Grandes Institutions des pays étrangers.

Dans le début des années 1980, nous nous sommes rendus, mon épouse et moi-même, à Leningrad, encore derrière le rideau de fer à l'époque, pour visiter, comme tout le monde le Musée de l'Ermitage.

Sans aucune recommandation, nous avons pu rencontrer une jeune femme conservateur,  qui parlait parfaitement français (sans s'être jamais rendue en France) à qui j'ai pu exposer mon projet. Je souhaitais seulement à l'époque m'instruire, et développer mes connaissances de la peinture architecturale des années 1580-1720 qui me passionnait.

Nous avons été accueillis à bras ouvert et "réserves ouvertes". Sans aucune restriction, deux conservateurs nous ont accompagnés.

Le premier jour, le mari de la conservatrice des tableaux hollandais, indisponible ce jour-là, lui-même conservateur d'une autre période (peinture française des années prés impressionnistes) a accepté de nous conduire.

Nous avons ainsi traversé des salles monumentales de réserves, fermées au public, 6 à 8 mètres sous  plafond, avec des grilles immenses couvertes de tableaux. Les salles s'enchaînaient les unes aprés les autres, c'était incroyable.

Arrivés dans une salle plus petite, on m'a prêté une chaise et disposés sur cette chaise, des tableaux d'intérieurs d'églises ont été présentés pour me permettre de prendre des photos.

Malheureusement, ému devant tant de merveilles, présentées avec tant de gentillesse et de simplicité, jeune et mal équipé sur le plan technique, j'ai raté nombre de ces photos.

Vous pourrez le constater d'ailleurs en feuilletant le livre (" La Peinture Architecturale dans les Ecoles du Nord ") qui a été édité chez Pandora Publisher en Octobre 2012 . Je m'en veux encore, mais le numérique n'existait pas encore  

Le deuxième jour, une autre jeune femme conservateur nous a présenté les tableaux flamands, également dans les réserves où nous a conduits une "babouchka", ouvrant et fermant des portes monumentales de salles avec un impressionnant trousseau de clés à la ceinture.

Et de même j'ai été en mesure de prendre des photos sans aucune restriction.

J'ai eu l'impression que les réserves de l'Ermitage  devaient représenter une surface deux à trois fois supérieures à celle des salles du Musée ouvertes au public.

Encore une fois, cette gentillesse de l'accueil, cette disponiblité pour expliquer, présenter, donner des précisions, les discussions que nous avons pu avoir, m'ont paru si exceptionnelles et si différentes de celles qui m'ont été réservées pendant des années dans mon propre pays.

Je leur en garde encore un souvenir particulièrement reconnaissant.

De même, j'ai eu l'occasion de me rendre plus récemment dans les réserves du Musée de Budapest (Szepmuveszeti museum). Aprés avoir visité les salles, j'ai exposé mon désir de voir les tableaux non présentés au public. J'ai alors été conduit dans des réserves également monumentales, et stupeur, dans une sorte de plus petite pièce : Que des intérieurs d'églises rassemblés et bien présentés !

J'ai eu rapidement l'explication : Monsieur le Professeur Walter Liedtke était venu visiter le musée la veille ou l'avant veille et les tableaux étaient restés en présentation. J'ai eu ainsi la chance de faire des photos mieux réussies qu'à Leningrad.

Anecdote à propos des visites de réserves : ma femme m'accompagne en général, et dans un des Musées, je ne me souviens plus lequel, la conservatrice chamante lui dit : Non, vous ne pouvez pas nous accompagner. Bien évidemment, légèrement vexée, ma femme insiste, il n'y a pas de raison que je ne visite pas également. OK, un sourire, et nous voila partis. Aprés un long parcours, nous débouchons dans une sorte de cathédrale immense  emplie sur une hauteur de 5 à 6 étages d'échafaudages, de plaques métalliques de bâtiments pleines de trous, reliées par des échelles desservant des grilles auxquelles étaient fixés les tableaux.

Ma femme, avec ses talons aiguilles, a bien sur du reconnaître qu'il eut été préférable de s'abstenir !

Je montais donc, pas trés rassuré moi-même, jusqu'au 3ème ou 4ème étage dans le vide , où les tableaux étaient conservés. Pas trés confortable pour faire quelques photos.

Et ainsi durant une trentaine d'années, avec plus ou moins de chance à la recherche de tous les musées pouvant posséder des tableaux d'intérieurs d'églises dans leurs réserves, où nous avons toujours été reçus avec beaucoup  d'enthousiasme et de plaisir.

Faut-il ajouter que cela n'a jamais été le cas en France ?

                                                             Bruxelles  Octobre 2013