"Churchs-interiors, architectural paintings 1580-1720" — "Kerken interieurs, architecturale schilderijen 1580-1720"

"Kirchen interiors, architektonische Malerei 1580-1720" — "Interiores de iglesias, pinturas arquitectónicas 1580-1720 

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Langue : français

560 pages, 2300 illustrations couleurs et N/B

Coffret, jaquette, couverture cartonnée

CD/ROM

ISBN 97890-5325-337-3

Prix : €180,00

Site de l'éditeur : PANDORA

LORME Anthonie de

ou DELORME

1 - SA VIE Né vers 1610, à Doornik (après 1605 selon Jantzen), les premiers documents mentionnant De Lorme sont des actes où il fut cité à témoin du peintre Jan van Vucht, le 11 octobre 1627, puis en 1634 et 1635. Décrit régulièrement comme un "disciple de van Vucht", lui-même peintre d'intérieurs d'église, il est probable qu'il vint s'installer assez tôt à Rotterdam, pour suivre, chez ce dernier, un apprentisage de peinture architecturale.

Un négociant, Augustijn de Lorme, né en 1559, mentionné pour la première fois à Rotterdam le 3 décembre 1614 et mort le 21 août 1628, pourrait peut-être être son père. Aucune mention n’est faîte d’Anthony de Lorme entre le 14 décembre 1635 et le 4 juin 1643. Le 26 mai 1647, il est cité dans le registre de mariage comme "Anthony de Lorme, célibataire, de Doornijck résidant à Buttersloot, (et) Maertje Floris van der Werf, célibataire, de Ouwerschie, résidant à Kipstraat"; on peut donc en conclure qu'il est né à Doornik (issu d’après Jantzen d'une famille qui vient du sud des Pays-Bas).

Selon le catalogue de l'exposition de Rotterdam d'octobre 1991, il pourrait avoir un rapport avec Andries de Lorme, tailleur de diamants à Amsterdam, dont on a dit qu'il était de “Eplissijn près de Doornijk”. Le même document se réfère à lui comme un peintre de “carnaval paysan et de temples”, mais on ne sait rien de lui qui coïnciderait avec cette description. Toujours selon ce catalogue, Anthonie de Lorme aurait possédé une boutique, où il aurait vendu des oeuvres d'art et des tableaux.

 

En 1663, il reçut la visite de Balthasar de Monconys à Rotterdam (aristocrate français, bien connu pour avoir trouvé qu'une oeuvre de Vermeer avait été surestimée), qui le décrit comme un artiste “qui fait des perspectives à piliers de marbre, comme il y en a dans la galerie Oüital” et mentionne un “Monsieur Vandreouls, qui de là me mena chez le peintre De Lorme, qui ne fait que l'église de Rotterdam en diverse veües, mais il les fait bien”.

Sa femme mourut en 1671.

Le registre des décès pour la semaine du 18 au 25 juin 1675 mentionne l'inscription suivante : Anthonie de Lorme, veuf, à Goutse Wagestraat au coin de Breestrael.

 

2 - INFLUENCES

Bien qu'il ait été clairement influencé par les peintres qui vivaient près de Delft lorsqu'il choisit de peindre l'église locale vers 1652, il semble qu'il n'ait jamais copié une oeuvre de peintre de Delft. En tant qu'élève de van Vucht, il se spécialisera également dans la représentation d'intérieurs d'église. Il utilise les mêmes méthodes que lui pour construire sa perspective: il plante un clou dans la toile, d'où il tend des bouts de ficelle pout tracer ses lignes de perspective. Il s'est inspiré au début de Steenwyck le Jeune dans ses intérieurs imaginaires.

Comme Van Vliet, il se tourna vers des intérieurs d'église réelles, dans lesquelles l'effet d'un point de fuite rapproché privilégié est recherché avec un enthousiasme passionné et où la lumière devient une préoccupation majeure. Finalement, vers 1655 ou 1660, De Lorme fit de cette nouvelle approche la base pour une interprétation plus stylisée, et ira plus loin qu'aucun autre artiste de Delft. Il peindra l'église St-Laurent à Rotterdam à de maintes occasions. Ces vues étaient apparemment extrêmement populaires. De Lorme la peignit pendant une douzaine d'années et acquit une telle réputation que Balthazar de Monconys lui rendit visite en 1663.

 

Tout comme Houckgeest, il a exploité les variantes de ses sujets au maximum. Il a été également influencé par Van Bassen et s'est beaucoup intéressé à l'oeuvre de Saenredam. On perçoit l'influence de ce dernier dans une de ses premières toiles, signée et datée de 1639, représentant l'église St-Laurent. La ligne de fuite décentrée sur la longueur du transept avec le choeur et la nef est typique de Saenredam. Jantzen l'associe aussi à Van Baden.

3 - ECOLE

Il est rattaché à l'école hollandaise de Rotterdam.